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dimanche 24 avril 2016

Monde de Merle, Episode 2/2




"D'un peu de chasse et de pêche..."

Voilà, ce fut fastidieux, mais voici terminer le premier épisode de "Monde de Merle". Car oui, j'ai l'intention d'en faire une série, et pas plus tard que la semaine vous aurez de nouveaux épisodes, de longueur variable ( ça peut aller d'une page à 15 comme ici ), qui porteront parfois sur le personnage de Barnabec, parfois pas. J'essaye d'explorer notre époque avec cette série et c'est pour cela que je ferai en sorte que les épisodes collent à 2016 et son actualité, Cela pourra être politique, culturel ou intimiste. En espérant que le concept vous plaise ! Comme d'habitude n'hésitez pas à commenter !

mardi 1 mars 2016

I'm the King of the Award !

C'est finalement arrivé, le petit Carpaccio a reçu la très convoitée statuette pour son rôle dans the Revenant. L'occasion de le dessiner et de même de faire une mini-bd avec lui ce que j'imagine être la célébration intime qui a suivi.



vendredi 26 février 2016

Ne nous laissons pas Bernie.

Le rival d'Hillary, l'autre démocrate, l'idole des jeunes, et un véritable socialiste pour le coup ( je ne juge personne, suivez mon regard vers l'Elysée) même le terme reste un gros mot aux Etats-Unis...




jeudi 25 février 2016

Un éléphant, ça Trump énormément.

Après ses récentes victoires écrasantes, j'espére que le vent en poupe qui le porte en ce moment décroche la moumoute de ce mammouth des primaires Américaines...




mardi 23 février 2016

Planquez-vous, Hillary-ve !

Toujours pour vous faire patienter, une autre tronche des élections américaines, avec Hillary, première tentative ( même si elle, pour le coup, en est à sa deuxième ).




dimanche 21 février 2016

Donald, encore une victoire de canard !

Un peu occupé en ce moment, mais pour une surprise qui arrivera sur le blog bientôt...En attendant, la caricature d'un candidat aux présidentielles Américaines qui ne manque pas de toupet.




jeudi 14 janvier 2016

How to get away with caricature

Pour continuer sur ma lancée et garder ce blog actif, voici une caricature récente de Viola Davis , alias Annalise Keating, l'inébranlable professeur de droit de l'addictive série How to get away with Murder, piteusement "traduit" par Murder en France ( sérieux les mecs ?).

Et voilà Viola !






samedi 31 octobre 2015

Dracula : Comte à Rebours

Ce soir c'est Halloween, et les monstres sont de sortie, les défunts reviennent et se réveilleront avec la goule de bois...
Pour coller au thème de cette nuit du 31 Octobre, je me suis fait plaisir avec une petite série de caricatures que jevous offrirai en guise de friandises, les marmots m'ayant déjà dévalisé...

Le thème émane d'un écrivain Irlandais nommé Bram Stocker, auteur d'un roman gothique sur un certain psycopathe des Carparthes de bonne famille, frappé d'une hémophilie sévère ( au sens étymologique du terme)  et venu démarrer une épidémie de suçons sur la jugulaire des jeunes Anglaises...

Bram Stocker himself.

Vous l'aurez compris, je m'attaque donc aux diverses itérations sur grand écran du plus célèbre vampire de tous les temps, avec 5 caricatures :



Tout d'abord Bela Lugosi, qui a offert en 1931 au monde et à la pop culture l'image d'épinal du vampire ( en plus d'associer- en anglais- l'accent hongrois à  toute imitation de vampire qui se respecte )



Puis le regretté Christopher Lee, qui avant de s'éteindre il y a peu avait tout de même bien résisté à tous les pieux dans le coeur, crucifix, décapitations, et autres tirages de rideaux par temps ensoleillé dans les nombreuses suite et resuites dans les années 70 avec les films de la Hammer.



Mon préféré de la liste est l'interprétation magistrale d'un Gary Oldman polymorphe dans le très esthétique Dracula de Francis Ford Coppola. La meilleure adaptation du roman, selon votre serviteur.



Un peu plus sujette à débat est la présence dans cette série de Richard Roxburgh, qui incarne le Comte en tant que némésis de Van Helsing dans le film éponyme de 2004, un long-métrage un peu fourre-tout et grand-guignolesque, mais rien que pour le côté un peu "second degré" qui s'en dégage je l'ai ajouté à la liste.



Je terminerai ( pour l'instant ) avec la récente version de Luke Evans ( plus connu pour son rôle de Bard dans la trilogie du Hobbit) dans le Dracula Untold de 2014. N'ayant pas vu le blockbuster en question je ne sais pas si le film faisait honneur à la mythologie autour de ce personnage déjà millénaire.

Happy Halloween à tous !


mercredi 21 octobre 2015

Delorean, parce que je le vaux bien

Impossible pour vous de rater le faitque la date d'aujourd'hui, le 21 Octobre 2015, est la précisément la destination de Doc et Marty dans Retour vers le Futur. J'ai pu apprécier la fameuse saga de Robert Zemeckis avec un ami pendant une après-midi où nous nous sommes bouffés la trilogie d'une traite. Et déjà on se disait que ce serait marrant quand on arrivera enfin à la date fatidique, c'est vous dire si la blague est déjà éculée depuis le temps. Néanmoins, je participerais à cette pandémie goguenarde en vous offrant une caricature de Christopher Llyod, alias Dr.Emmet Brown, et son regard de hibou sous ecstasy.


dimanche 27 septembre 2015

Guess Who's back ?



Un petit gribouillage sur une de mes séries préférées en même temps qu'un moyen de vous signaler que je suis bien de retour, et que la suite de Nineties Ned est aussi en route !

vendredi 11 septembre 2015

Nineties Ned, Episode 3

Une suite que vous n'attendiez plus à une bande-dessinée commencée il y a un bon moment...qui finira enfin ! Ci-dessous le retour de Nineties Ned, le héros des années 90, que l'on avait lâchement abandonné à son sort lors d'un cliff-hanger glaçant. La faute à des pages perdues ( retrouvées depuis) et à un certain manque de confiance en soi (retrouvé lui aussi). Je tiens à me prouver à moi-même que je peux terminer ce que je commence. Après cet épisode, le prochain sera la fin, déjà dessinée et prête à arriver rapidement.

Vous pouvez retrouver l'épisode 1 en cliquant ici.
Et l'épisode 2 en cliquant là.







mercredi 26 août 2015

Draw my head, make my day.

Caricature express de Dirty Harry. Mes caricatures préférées ne sont pas forcément les plus détaillées, au contraire je suis toujours à la recherche d'une économie de lignes et d'un visage ramené à une géométrie épurée. C'est toujours plus facile pour des faciès franchement uniques comme celui du légendaire Clint du Bois de l'Est.

Ci-dessous, quelques recherches préliminaires ( avec un autre de ses rôles marquants )...









samedi 22 août 2015

Jaime pas trop beaucoup ça...

Dans la famille Lannister, je demande le fringant Jaime, membre de la Garde Royale le jour, frère aimant - et amant - la nuit. Cette caricature fait suite à d'autres membres du clan ( vous pouvez retrouver Tyrion ici et Tywin là ) et j'espère bientôt les avoir au complet !


mercredi 22 juillet 2015

Le Thème du Mercredi


Les gars, j'aimerai tenter un truc. Si ça se trouve je vais me prendre un gros vent mais au moins j'aurais essayé. Ce serait une sorte de création participative (traduction : c'est vous qui faites la plus grosse partie du boulot).

L'idée serait que je vous propose chaque semaine un sujet ou une question, et vous me donnez vos suggestions les plus marrantes dans les commentaires. Je sélectionne les réponses les plus drôles et j'en fais des dessins ! On va commencer ici, et avec le sujet suivant: 

LES NOUVEAUX SCHTROUMPFS. 
On connaît le Schtroumpf farceur, bricoleur, coquet... Mais existe-il le Schtroumpf Hipster, le Schtroumpf Antisémite, le Schtroumpf Cannibale ? ... Inventez de nouveaux Schtroumpfs et je dessinerai vos meilleures ( et pires ) suggestions.

Rendez-vous dans les commentaires! Vous pouvez retrouver le même défi sur mon facebook (Theophile Peuplier) ou ma page Twitter : Thibaut Loiez (@lescogriffe)



mercredi 1 juillet 2015

Katy Pourrie

Katy Perry, le symbole de la pop qui oscille entre le kawaï sirupeux et la provoc édulcorée. La seule qui arrive à chanter l'émancipation féminine tout en agitant ses berlingots dans ses clips saturés en glucose.
"T'es-tu déjà senti comme un sac en plastique ?" dit l'un de ses tubes. Non, Katy, mais c'est vrai qu'il y a vraiment un côté recyclé dans tes paroles.


vendredi 26 juin 2015

Carrière en dents de scie.

Pas assez de sportifs dans mes caricatures, corrigeons cela l'un des footballeurs les plus doués de sa génération, spécialisé dans les tirs aux putes.






lundi 22 juin 2015

Curiouser and cartoonier


Le dessin ci-contre se retrouvera au Cartoon Museum de Londres, pour une exposition sur des caricatures de Lewis Carroll, l'auteur d'Alice au Pays des Merveilles dont on fête cette année le cent-cinquantenaire de la première publication en 1865. Je suis ravi de participer à l’événement et vous posterez des photos lorsque je m'y rendrai moi-même. Pour la petite anecdote, c'est un certain Brian Sibley, auteur de livres sur la littérature jeunesse et la pop-culture, qui m'a contacté pour m'y inviter, après avoir trouvé une vieille caricature de Lewis sur mon ancien blog. La voici ci-dessous. N'étant pas satisfait de cette dernière, j'ai juste voulu la refaire pour l'occasion...



L'expo aura donc lieu au Cartoon Museum,35 Little Russell St, Londres, du 5 juillet au 1er novembre 2015.

mardi 16 juin 2015

La Critique Dessinée - JURASSIC WORLD


La priorité pour une suite, surtout lorsqu’elle débarque plusieurs années après le premier film, est de réactualiser le message de l’original, de le faire résonner d'un nouveau timbre adapté à un nouveau public – ou, dans le cas présent, à un public qui grandi depuis son premier visionnage.

Le thème principal du premier Jurassic Park, et le ressenti en est d'autant plus intense lorsqu’on a vu le film pendant sa tendre et impressionnable jeunesse, était l’émerveillement. Les personnages étaient constamment, même face à des prédateurs, profondément fascinés par le grandiose de ces forces de la nature. Du même coup c’était aussi le cas du public, dont les mirettes furent marquées à vie par ces effets spéciaux criant de vérité. Ces monstres sacrés âge marquèrent l’avènement d’une nouvelle ère pour les images de synthèse dans l’industrie cinématographique.

Aujourd’hui nous sommes en 2015. Nous avons été saturés, gavés jusqu’au trop-plein du numérique. On a les dents du fond (vert) qui baignent. L’émerveillement a fini par s’estomper pour laisser place à une lassitude presque coupable devant des effets spéciaux qu'on sait pourtant ultra-travaillés, mais que pouic, nos rétines ont depuis longtemps été anesthésiées pour nous faire tomber dans une torpeur dont les cinéastes doivent redoubler d'ingéniosité pour nous faire sortir.

C’est justement le propos de Jurassic World.

Quel meilleur sujet pour ce nouveau film que la fatigue du blockbuster ? En effet, le fameux parc tel que l'avait autrefois rêvé John Hammond est maintenant ouvert à l'humanité, mais aux rugissements de ces merveilles de la nature se répondent déjà les bâillements des visiteurs.

Propositions rejetées de nouveaux noms pour le parc.

Dans ce monde, l’ex-exctinction des sauriens est une réalité depuis vingt ans, et il est sincèrement lucide de penser que si c’était aussi le cas dans notre monde le soufflé de l’enthousiasme serait vite retombé. Du coup, les organisateurs du parc ( comprenez, les producteurs, le monde du cinéma ) doivent investir dans la création d’une nouvelle monstruosité très attendue (le blockbuster), croisement de toutes les espèces favorites du public (=qui combine tous les éléments préférés de l'ancien film pour les fans ) qui sera plus grosse, monstreuse, puissante, terrifiante pour ameuter les foules. Mais très vite l'Indominus Rex, car c'est son nom, s’échappe et sème la panique sur une île surpeuplée de touristes, et on se rend vite compte qu'il est au final contre-nature (et très contre-productif)  de vouloir aller toujours plus loin…

Bref, vous l’aurez compris, c’est un blockbuster qui critique les blockbusters, un genre dont les fondateurs et maintenant détracteurs Messieurs George Lucas et évidemment Steven Spielberg, prédisent toujours l'explosion de la « bulle spéculative » pour ces mastodontes que sont les films à gros budget.

Très sincèrement je ne pense pas qu’on pouvait trouver de propos plus pertinent que celui-ci pour un nouvel opus de la saga Jurassic Park. C’était assurément le message qui devait s’adresser au monde d’aujourd’hui, et la métaphore filée relevait du génie.

Et c’en est d’autant plus désespérant.

A peine sorti de sa coquille, mon intérêt pour Jurassic World a été tué dans l’œuf lorsque j’ai vu ce qu’ils nous avaient pondu. Car ce film qui propose une méta-réflexion tellement intéressante de sa propre condition tombe complètement dans les travers du genre qu’il dénonce. On a droit à clichés vieux de  65 millions d'années,les dialogues sont téléphonés, les personnages creux et qui s'enfoncent tellement dans la mouise avec leurs décisions débiles qu'on en arrive à ne plus s'inquiéter de leur survie, les rebondissements sont tellement lourds qu’on les entend venir à dix kilomètres - de quoi faire trembler la surface de l'eau d'un verre.

C’est plutôt bas de gamme pour tout ce qui touche à l’écriture. Pour déterrer le superbe fossile de la double lecture il faudra malheureusement creuser à travers plusieurs strates de bullshit.

Et si le film entier était une référence à cette scène du premier film ?
Et je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi. Est-ce du second, troisième degré ? Quelque chose m’échappe profondément. Pourquoi dénoncer le genre si c'est pour rester complètement dans ses codes usés jusqu'à la moëlle ?

Pour donner un exemple symptomatique de ce problème : un personnage soulève le ridicule du port de talons aiguilles du protagoniste féminin en pleine jungle. On sourit face à cette remarque pleine de bon sens. Mais malgré cela le personnage gardera ses talons hauts PENDANT TOUT LE FILM et arrivera même à distancer un T-Rex avec ses escarpins. Pourquoi ?!

A un autre moment, un personnage s’amuse de la dépendance du parc par rapport à ses sponsors, en suggérant qu'à ce stade les multinationales pourront bientôt nommer à leur guise les prochains dinosaures, ce qui donnerait des noms comme le Pepsioaure, etc…Très bonne critique des entreprises en haut de la chaîne alimentaire qui envahissent l'industrie du cinéma. Mais alors je souhaite qu’on m’explique pourquoi le film regorge autant de placements de produits, qui sont franchement assez appuyés ( Mercedes, Coca-Cola, Pandora )? Auto-dérision? Je n'arrive pas à savoir si le Jurassic World est juste une énorme blague, mais si c'est le cas elle a toute la subtilité du brontosaure.

Petit commentaire sur les personnages principaux. Claire Dearing (interprétée par une Bryce Dallard Howard avec la coiffure de Chantal Goya) est la superviseuse en chef des attractions, et la rouquine tombe sous le cliché un peu sexiste de la femme qui délaisse ses «priorités» familiales pour le travail, ce que le film semble visiblement condamner, puisqu’il ne lui offre de rédemption qu’avec la romance (obligatoire et amenée comme un cheveu sur la soupe) avec le héros principal. L'ennui c'est que les éléments du film semblent démontrer que notre bosseuse zélée est franchement une quiche niveau boulot, donc niveau incompétence elle coche toute les cases. Heureusement son envie de procréer sera titillée à la fin du film pour un retour naturel dans l'ordre des choses, selon les voeux sa pimbêche de soeur qui n'arrête pas de lui reprocher son absence d'envie de fonder une famille - et qui soit dit en passant n'hésite pourtant pas à lui refourguer ses marmots.

On sait qu'un film a échoué lorsqu'on souhaite que les personnages se fassent bouffer.
Et que dire de ces derniers, clones ratés de Claire et Tim du film de 1993 ? J’étais un peu interloqué de voir le traitement du petit geek des dinosaures. Ce gosse doit après tout représenter pas mal d’entre nous, qui nous sommes intéressés aux reptiles d'antan grâce au film, et dont 80% de nos listes de père noël en jouets ou livres avaient un rapport avec les dinos ( peut-être que je parle seulement pour moi). Mais dans le film, le gamin se fait rembarrer à chacune de ses envies d’étaler sa science, et révèle un caractère assez pleurnichard. Je me suis senti légèrement insulté. Je ne parle même pas du grand frère, un ado renfermé, uniquement guidé par ses hormones et ses décisions stupides qui ne feront que les entraîner vers plus de danger. Difficile de croire que ces deux mioches sont censés faire resurgir la fibre maternelle de Claire quand on les voit plutôt comme une publicité ambulante en faveur de l'avortement.

Owen Grady ( j'imagine qu'il s'agit d'une référence à Richard Owen, l'un des premiers paléontologues de l'Histoire), joué par Chris Pratt, est le seul véritable personnage qui captive un tant soit peu. Bizarre, quand l’idée de l’homme qui murmurait à l’oreille (?) des raptors paraissait être la plus ridicule du lot dans les bande-annonce. Mais c’est facile de comprendre pourquoi on s’attache au personnage, au-delà du charisme sympatoche et naturel qui émane de l’acteur : dans toute cette galerie de branquignols, c’est le seul du casting un tant soit peu sensé de tout le film ! Seul hic, Owen ne subira aucun développement, étant juste parfait dès le début et ne disposant donc pas d'un arc narratif visible.

Au niveau esthétique, chacun ses goûts, mais je n’ai pas trop accroché à l’ambiance toute lisse et immaculée de l’ensemble, avec ses hologrammes Avataresques et surtout son ciel bleu bien dégagé, alors que les deux premiers films étaient surtout connus pour leurs ambiance nocturne sous une mousson battante qui à mon avis contribuaient à la tension dramatique.Quant aux effets spéciaux ils sont de bonne facture, mais rien de révolutionnaire non plus. On retombe donc justement dans le côté plutôt blasé de la surabondance du numérique critiquée par ce même film.

Les points positif du film ? Quand il ne perd pas son temps avec l'aspect humain, on a droit à beaucoup de scènes d'action palpitantes, bien rythmées et plutôt omniprésentes, car on sait depuis longtemps que le spectateur de blockbuster est une créature dont la vision est basée uniquement sur le mouvement.

Les passages que j’ai le plus aimés se résument surtout au généreux fan service du film. Les références directes au film de 1993 abondent, que ce soit en lieux, objets ou voire plans et mises en scène rendus iconiques. J’étais réellement heureux et avais pour le coup véritablement l’impression de revisiter le parc originel dans ses moments, ce que les deux films suivant avaient plutôt fait avec parcimonie. Mais cela reste un problème quand je me rend compte que je n’ai apprécié ce film que pour ce que je voyais dans le rétroviseur de ma nostalgie sans apprécier ce que Jurassic World me proposait par lui-même. Et il y a hommage et rebâchage. Plusieurs passages du scénario ont tout du moustique qui repompe tout simplement l’original pour servir ensuite à construire un film qui contient quelques séquences d'ADN du premier et dont on comble les trous comme on peut.

A sa décharge, on notera une certaine humilité dans ce film, car il ne prétend pas être supérieur à l'original, et cela est visible dans le grand vainqueur du combat final... De toute manière, il était prévu d'avance que Jurassic World ne ternirait pas l'aura de Jurassic Park, qui restera a jamais magnifié dans l’ambre dorée des nineties, tel l’ornement de la canne d'Hammond, notre tonton à tous.

Le film bat déjà plusieurs records (on parle d'une suite) mais très sincèrement, je pense qu’à cause de ces défauts le film ne pourra pas marquer de façon indélébile toute une génération. Il ressemble beaucoup trop à tout ce qui a déjà été fait et se fait encore en se moment. Et c'est tellement dommage quand on sent à quel point il a beaucoup de choses à dénoncer sur l'industrie du box office, mais qu'il hélas n'essaye même pas de proposer quelque chose de nouveau.

Je m'attends au pire.

P.S. Je terminerais avec un point non-essentiel mais qui me tenais à coeur : je fais partie de ces personnes qui auraient voulu enfin voir des dinosaures à plumes sur grand écran. Ca peut sembler secondaire, mais si j’y attache une importance, c’est parce que Jurassic World, tout comme ses prédécesseurs, va toucher un public énorme. Il est indéniable que Jurassic Park a ancré pour toujours une vision particulière des dinosaures dans l’imaginaire collectif. Et comme s’il était conscient de cette responsabilité, les créateurs du film avaient tenté de collecter tout ce que l’on savait des dinosaures à cette époque, pour offrir une vision certes pas 100% exacte mais en tout cas très proche de l'état des recherches au début des années 90. Le film avait même contribué à la naissance de nouvelles théories paléontologiques ! Maintenant, ajoutez une vingtaine d'années de recherche, et vous pouvez imaginer que l’on a récolté pas mal de données supplémentaires depuis, qui mettent un peu à mal l'image d’épinal du dinosaure à la peau écailleuse et nue, et parmi elles le fait que les sauropodes (alias les dinosaures bipèdes et souvent carnivores, vos préférés, désolé) étaient franchement bien fournis niveau rémiges. C'est une théorie scientifique admise par la quasi-totalité des paléontologues grâce aux fossiles découverts. On est en même à reconstituer les couleurs du plumages pour tout vous dire !


Alors bien sûr on va me rétorquer que des dinos à plumes, ça perdrait beaucoup en capital terreur, mais pour avoir vu des représentations sublimes de paléoartistes que je vous invite à voir ici, je me dis qu'ils auraient pu être à la fois majestueux et inquiétants - car rarement représentés ainsi dans les médias. 

Bon, si on veut aller vers l'exactitude, faut aussi savoir que le raptor mesurait 1,5 m et pesait 20 kilos...
Ce serait comme redécouvrir avec des yeux neufs les dinosaures, et c’est pourquoi il est presque anachronique aujourd’hui que ce film continue à véhiculer une image qu’on sait désormais obsolète,juste pour ne pas trop secouer le public habitué aux lézards tous lisses. C’est  un peu comme si la série Vikings s’amusait à foutre des casques à cornes à tous les protagonistes par peur de déstabiliser l'audimat. C’est donc pour moi une occasion véritablement manquée qui aurait pu non seulement donner une identité à Jurassic World dans la franchise en l'ancrant véritablement dans notre siècle. mais surtout cela aurait été fidèle à la volonté du film original.



dimanche 14 juin 2015

Se souvenir de Lee Noubliable


De retour après une absence assez marquée, vous m'en excuserez. C'est pour cela que je préfère redémarrer en grande pompe, même si celle d'aujourd'hui est plutôt funèbre... Je rends aujourd'hui à un grand acteur qui se fit les dents avec le rôle de Dracula, affronta James Bond avec un pistolet d'or, mania le sabre-laser tout en terminant son suDokuu, rejoignit les rangs de Sauron pour avoir deux tours d'avance et incarna un Charlemagne chantant dans un groupe de heavy metal !



mardi 2 juin 2015

"Un livre à moitié lu est une histoire d'amour inachevée."

De temps en temps, je crée des illustrations de personnages de mon écrivain préféré, David Mitchell, auteur de 6 romans époustouflants dont Cloud Atlas, dont vous avez peut-être entendu parler avec l'adaptation en 2012 des frères et soeurs Wachowski. ( moi qui ai lu le livre avant de voir le film, ce dernier entre dans la catégorie très rare des adaptations aussi intéressantes que l'oeuvre originale ! Foncez le voir, ou lisez-le !). 

Jusque là, ces dessins n'étaient postés que sur le site d'une communauté de fans de l'écrivain, mais je me suis dts que je pouvais aussi les partager ici. Même si vous n'avez aucune connaissance des personnages présentés ici, c'est l'occasion de vous montrer une autre facette plus "réaliste" de mon dessin.


"Tokyo est parfois trop...proche. Les distances n'existent pas et tout se trouve au-dessus de vous : les cabinets de dentistes, les crèches, les salles de danse... Même la chaussée ou les trottoirs sont perchés sur des pilotis. Tokyo est une sorte de jumeau maléfique de Venise, où l'on aurait drainé toute son eau.
"Ma vie n'équivaut sans doute qu'à une goutte d'eau dans un océan infini. Mais qu'est-ce qu' un océan, sinon une multitude de gouttes d'eau?"


"Les livres n'offrent pas de réelle évasion, mais ils peuvent empêcher votre esprit de se gratter jusqu'au sang."
"Des avancées obtenues par la lutte tortueuse de plusieurs générations peuvent être balayées par n'importe quel président myope en une seule signature."
"Les portables. Lorsqu'ils sont commencé à apparaître, ils étaient la chose la plus cool au monde. Ce n'est que bien trop tard que le monde a compris qu'ils étaient aussi cools qu' un bracelet électronique pour les prisonniers en sursis".